Tonfa (BDPL)

 

 

 

Le tonfa ou un bâton de police (ou de défense) à poignée latérale , utilisé depuis 1974 par la police Américaine est introduit en France en 1986 par Robert PATUREL qui a codifié une méthode  et fait adopter l'instrument et la méthode au RAID, puis aux CRS et enfin à l'ensemble de la police nationale.

La Méthode employée est particuliérement adaptée à la législation francaise et utilise de nombreuses techniques de clés et de Contrôles qui peuvent être utilisées par des professionnels de la sécurité lors d'arrestations, palpations,menottages, sorties de véhicules, moyens d'amener ....

A l'inverse de la « matraque », purement offensive, le tonfa sécurité revêt essentiellement un caractère Défensif et s'apparente plutôt à un « mini bouclier portatif».

Le tonfa constitue l'intermédiaire idéale entre la self défense mains nues et la sortie d'arme à feu.

 

 

HISTORIQUE

1ère PERIODE

  Dans le Japon moyenâgeux, le Tonfa était un outil agricole rudimentaire, utilisé pour écraser les pois de soja. Il était également employé pour porter des marmites chaudes, sous la forme d'une crémaillère en bois. Un instrument de forme similaire servait de poignée de meule de riz. En 1677, le roi SHO SHIN interdit le port des armes sur l'île d'OKINAWA, la plus grande île de l'archipel des RYU KYU ; Cet archipel est situé au sud du Japon et sépare la mer de Chine orientale de l'Océan Pacifique. L'insterdiction de port d'arme sera maintenue par les différents envahisseurs, chinois ou japonais. C'est alors que les paysans et les pêcheurs utilisèrent leurs outils de travail comme arme et développèrent l'art du KO BUDO (la voie du petit martial) d'OKINAWA, où le TONFA trouva une place de choix de part sa forme et sa maniabilité.

 

2ème PERIODE

 

Aux Etats-Unis, au début des années 70, un policier pratiquant les arts martiaux, eut l'idée de transformer cet outil agraire en arme intermédiaire. Avec le concours de la société MONADNOCK, fabriquant de pièces en polycarbonate, il met au point le 1er prototype de BATON DE DEFENSE A POIGNEE LATERALE (BDPL) sous l'appellation "PR 24 STS".

En 1974, le département des shérifs de Los Angeles (Californie) mène la 1ère évaluation du "PR 24 STS" et l'adopte. Dès lors, le BDPL va connaître un développement international parmi les forces de l'ordre.

LON R ANDERSON crée le bâton de police en reprenant la forme du tonfa il passe de 50 à 60 cm sa section et ses extrémités se sont arrondies sécurité oblige Plus de 50% des polices US en sont dotes Il s’utilise seul et non plus par paire.

En 1983 le tonfa est moulé en matériau composite

 

3ème PERIODE

C'est en 1983 qu'un fonctionnaire de police, Robert PATUREL ramène de stage aux USA le Bâton de Défense à Poignée Latérale en France et en fait sa promotion.

En 1986 Robert PATUREL part à Los Angeles promouvoir la boxe française à l’Académie de police il assiste à une démonstration Il y retourne en 1987 et 88 pour approfondir ses connaissances Il les adapte à notre culture européenne et au respect de la législation française à l’aide d’amis policiers.

 

En 1989, son efficacité, comme arme de protection, fait du BDPL un outil de prédilection pour les services de sécurité. En 1989, les Brigades du Métro Parisien seront la 1ère grande unité à en être équipé et très vite les Polices Municipales, les CRS, et la Gendarmerie.

 

 

En 1992 : Avec Alain FOFMAGGIO, création de la FFTS (formation française de tonfa de sécurité self défense et sport de combat) association loi 1901 En 1993 : Première promotion d’instructeurs Les techniques sont simples et sécuritaires, adaptées aux professionnels (Police, gendarmerie).

 

4ème PERIODE

 

En 1997, la Fédération des Formations de Bâtons de Défense et Self-Défense (FFBD SELF-DEFENSE) a été créée  par Thierry DELHIEF, ancien athlète d’équipe de France militaire puis opérationnel et formateur au sein d'un Groupe Intervention.

 

En 2003, Thierry Delhief crée l' Aito,  discipline de synthèse, accessible à tous et s'ouvre ainsi au "tout public" et intégre la FFKDA Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées. L'acronyme « AITO » signifie « Armes Intermédiaires pour Techniques Opérationnelles ».
En polynésien, le terme « AITO » signifie « Guerrier », ce qui est particulièrement adapté pour une discipline visant à apprendre aux gens à se protéger.

 

 

 

 

 

A) Le corps :

 

Il comprend le petit côté dont l'extrémité se nomme "le talon", et le grand côté dont l'extrémité est appelée "la pointe". La ligne imaginaire reliant ces deux côtés est dite "ligne de coupe".

 

B) La poignée latérale :

 

L'extrémité de la poignée latérale s'appelle la "tête de poignée".

 

 

Poids : ~ 600 grammes

 

Longueur : 50 ou 60 cm

 

Matière : Matériaux composites (polycarbonate ou polypropylène)

 

Catégorie : CATEGORIE D2  (port et transport réglementé)